
Synopsis
Max, un clochard, arrive avec tout son barda et monte une structure. « C’est pas parce qu’on est dans la merde qu’on va arrêter de rire. » Il vient nous raconter son quotidien. Il est dans une SCOP de mendicité, la scop du MEDEF, (Mendiant, Euphorique, Dansant Et Fraternel) Lui, et ses cinq compagnons vivent une expérience hors norme de la fabrique du commun. Il y a toute l’humanité dans les poubelles et vu qu’ils sont dans le 16e arrondissement de Paris, les détritus sont plutôt de luxe. Comme personne ne les regarde, il sont alors les témoins privilégiés de notre époque qu’ils décrivent avec beaucoup de sarcasme, de philosophie, d’humour et d’humilité.
Note d’intention
J’ai interviewé, une quinzaine de citoyens, citoyennes, de milieu, d’âge et de profession différent sur la notion de commun. Qu’est-ce qu’il est ? Comment il fonctionne ? Comment nous y sommes reliés ? Qu’est-ce que cela implique pour soi et les autres ?
Je veux révéler avec humour par quels ressorts psychologiques, sociaux et humains se fabriquent les idées, les discours et les manières de faire de chacun. Afin de poser la question, est-ce que nos choix de société servent l’humanité ?
Pour redonner ce travail de récolte, j’utilise le récit d’une histoire mis en théâtre. Pour point de départ la figure du mendiant, personnage souvent invisible, croisé chaque jour sans être réellement regardé. Trop souvent réduit à une silhouette anonyme ou à un problème social, ici il devient un être humain à part entière, porteur d’une histoire, d’une voix et d’une dignité. À travers ce personnage, le spectacle interroge notre rapport au regard sur l’indifférence et sur les exclus du commun.
Mais coup de théâtre, il appartient à un collectif de joyeux lurons qui s’est organisé. Ils ont dû affronter toutes sortes d’étapes : guerre de pouvoir, résistance individuelle, changement d’objectif… En nous contant cette histoire et en jouant les acteurs du collectif, il nous révèle l’épaisseur de l’être humain, nos dysfonctionnements face au “vivre ensemble”. Avec l’énergie du désespoir en tissant des liens, malgré les difficultés ils ont réussi à créer une microsociété pleine de solidarité. Des mendiants heureux dans les quartiers riches, une utopie qui nous transporte, un point de vue singulier et plein de dérision.
Ce projet ne cherche pas à idéaliser la mendicité, ni à réduire les personnages à leur condition. Au contraire, il montre des individus complexes, capables d’humour, de colère, de tendresse et de lucidité. Le collectif agit comme un miroir tendu au public, révélant notre rapport à l’autre, à la peur et à la responsabilité collective. Ils ont décidé de prendre en main leur destin commun et viennent nous interroger chacun, c’est quoi le bonheur collectif ?
L’équipe
Jeu et écriture : Fred Dubonnet
Regard extérieur : Thiébaut Judith Autrice, comédienne, danseuse metteuse en scène. A travaillé avec Kumulus, directrice artistique de la compagnie la fugue.
Constructeur : Laurent Desfleches et Chantal Viannay Compagnie des Alama’s givrés et groupe F.
Costume et décort : Céline Carraud Groupe tonne, Transe express…
Éclairagiste Sylvain Brunat : Transe express, comédie de Valence
Suivi médiation : Pauline Langlois Danser l’orage, association de gestion des collectifs.
Merci à tous les interviewés : Amandine, Élisa, Pat, Bertrand, Sylvain, Julien, Séverine, Marceline, Hamed, Isabelle, Sébastien, Barbara, Pascale, Bruno, Jacqueline, Bernadette
Lieu de résidence :
Gare à Coulisse à Eurre
Accr dans le Royans
Salle de Gigors et Lozeron